Votre forum est inscrit sur l'annuaire ? S'il vous plaît, aidez-nous en partageant Forums-rpg.fr !

17 joueurs

478 sujets

6,120 messages

20/07/18 créé le

Description

LES PEUPLES ÉTAIENT TOUS RASSEMBLÉS. Une civilisation réunie, tous rangés sur chaque siège des gradins de pierre. Les regards subjugués par un même point au sein du plus grand édifice jamais construit sur la planète. Ce centre unique, dont le sol poussiéreux semblait bien trop usé par sang séché, celui qui avait coulé durant de nombreux siècles. En son centre une femme. Si petite et pourtant d'une sublimité sans pareil, d'une beauté unique, et d'une prestance qui savait instaurer le respect de ses pairs. Au milieu de la Grande Arène, ce lieu historique, Rennye levait les bras pour rencontrer sa plèbe. Le visage doux, d'une bienveillance qui lui était appréciée par les habitants de Sakaar, l'héroïne d'un ancien temps et Sagesse d'aujourd'hui ne fit même pas porter sa voix pour se faire entendre.

DANS CE CAMP BRIÈVEMENT AMÉNAGÉ, loin des conforts dont la plupart était habituée, les rescapés de la Catastrophe étaient éparpillés par-ci, par-là. Un silence de mort. La mort de tous ces êtres chers au cœur de la catastrophe. Difficile était d'accepter la réalité : La Terre était condamnée et l'astre lunaire ne symbolisait plus que les plaies cette dernière. Il n'y avait rien. Il n'y avait plus rien. Plus d'espoir. Ces personnes d'origines si variées, aucun ne semblait se connaître. Ils étaient tous des inconnus, et pourtant ils montraient pour la première fois dans l'Histoire de leur civilisation des actes solidaires désintéressés. Il le fallait bien, comment croire en une rédemption si le petit pas n'était pas franchi ? Ce fut pour cette même raison qu'un roi, un grand souverain pour son peuple, se leva et fut traduit pour tous ceux désireux d'entendre enfin un espoir.

LE TEMPS PARUT LONG, Sakaariens comme rescapés avaient retrouvé des occupations, des habitudes, et il fallait bien aller de l'avant. Certains avaient rejoint le peuple de Sakaar, d'autres demeurèrent au camp, où la concentration de terriens et des quelques sélénites difficilement acceptés semblait toujours conséquente. Et à chaque débarquement c'était la même rengaine : un discours stipulant les deux possibilités qui s'offraient aux arrivants suivi de quelques départs et d'une réorganisation.

Pour ceux qui eurent accès à la civilisation sakaarienne, le changement allait le plus souvent de pair avec la sérénité tant désirée. Pourtant si la plupart ne s'était posé davantage de questions à propos de la vaccination obligatoire, l'instinct de l'un d'eux ne put être réprimé et mena à la découverte d'un lourd secret. Ce même sentiment avait rédigé une lettre qui erra quelques jours avant de finalement arriver au camp terrien. La vérité qui finit par éclater.