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16/09/19 créé le

Description

Bienvenue sur le glorieux continent d’Ysarïll, où les Dieux marchent parmi les hommes. Oui, les Dieux ne sont pas que mythes, ils sont parmi nous. C’est dans leur Cité, l’Arche, qu’ils habitent.

Pourquoi cette ville est-elle appelée l’Arche ? Parce que derrière elle se trouve la Montagne Sacrée. Le point d’Origine des Dieux. Toutes les divinités descendent de cette Montagne, et tous les futurs Dieux en font son escalade. C’est en passant cette arche antique, qui a toujours existé que tout commence et se termine. 


Revenons à cette histoire de Dieux.

Il y a maintenant plus de 800 ans, un cataclysme eut lieu et ce fut la mort des Dieux. Ceux-ci périrent et seul resta le Dieu de la Fin, Le Dévoreur de Vie, qui en fut profondément affecté. Dans ce que les hommes prirent pour un accès de folie, il frappa le sol au centre du monde, attirant lentement les quatre continents vers ce centre jusqu'à ce qu'ils s'entrechoquent et qu'un point finisse par s'élever, jusqu’à de devenir une montagne perçant les nuages. Elle fut nommée la Montagne du Dernier Dieu. Et suite à cet acte, personne n’entendit plus jamais parlé du Dévoreur.

Par respect pour cet acte, personne n’osa se rendre sur la montagne et tout le monde la révéra comme une entité vivante, comme une déesse incarnée sur terre. Le lieu était devenu sacré.


Il y a quatre cents ans, l’Appel se fit entendre dans le cœur de nombreux habitants du continent d’Ysarïll et ce fut la Ruée vers la Montagne Sacrée. Des milliers, des dizaines de milliers de personnes y allèrent et n’en revinrent jamais. Ce fut à cet instant, que les Dieux commencèrent à descendre. Jamais plus d’une personne par an n’en est redescendu. Et souvent même, des dizaines d’années se passent avant qu’un nouveau Dieu ne revienne.

Les Premiers d’entre les Dieux à redescendre furent une femme, la Déesse Marah la Portevie, qui offrit à ce monde une nouvelle jeunesse, puis son opposé, le Dieu de la mort, et enfin le Dieu Roi, le Tisserêve. Grâce à Marah, les forêts proliférèrent, les terres devinrent fertiles, et moult espèces peuplèrent la terre. Dans sa folie créatrice elle fit de ce monde un monde difficile, rude, où il fallait, en dehors des villes, lutter pour survivre, monstres et animaux dangereux peuplant la terre. Le Dieu Roi lui s’effondra à son passage sous l’Arche, et resta léthargique, plongé dans un profond sommeil similaire à la mort.

Les gens continuèrent à affluer à l’Arche quoique de moins en moins souvent pour traverser l’arche de pierre, l’Appel se faisant moins sentir jusqu’à ne plus être du tout.. Et petit à petit, une sorte d’immense ghetto se mit à s’agrandir de plus en plus, devenant un village, puis une ville, et enfin, la Cité que tous connaissent. L’Arche.


Une légende se transmit alors peu à peu, devenant une prophétie crainte par tous : et si ces nouveaux dieux qui émergeaient, n’étaient que les songes du Dieu-Roi ? Peut-être que s’il s’éveillait, alors le monde prendrait fin, à la manière d’un rêve qui s’efface ? Bien vite, le sommeil paisible du Dieu Roi devint le symbole de la stabilité du monde et la vie prospéra. Aucun incident notable ne se produisit durant les années, les siècles suivants. A une exception près. Si le Dieu Roi ne se réveilla pas, il s’agita dans son sommeil, et, du jour au lendemain, Marah la Portevie disparut dans la nature. Aujourd’hui nul ne sait où elle se trouve.


La vie suivit son cours jusqu’à ce qu’un drame n’arrive. Du jour au lendemain, des personnes se mirent à pouvoir influencer la nature. La cause échappait complètement aux Dieux et aux hommes. Sorcellerie. Ainsi fut baptisé cet art et, de l’avis général du Conseil des Dieux, il fut reconnu que la pratique était dangereuse, incontrôlable, et contre-nature. Elle fut donc interdite. La sorcellerie devint clandestine, secrète, et malgré tous les efforts pour la détruire, elle prospéra dans l’ombre et dans le secret.


Aujourd’hui, la Cité des Dieux est calme. Ou du moins autant que peuvent l’être des Dieux aux pouvoirs comme aux égos facilement surdimensionnés. Les manœuvres pour le pouvoir sont toujours là, dans le feutré. Dans tous les cas, il ne faudrait pas que le Dieu Roi se réveille n’est-ce pas ?