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26/10/16 créé le

Historique

Description

Le milieu du XVe siècle a vu le monde entrer dans une phase d’avancées, de bouleversements et de transitions que les historiens appellent aujourd’hui « la Renaissance ». Si le terme est emprunté aux travaux d’Ethan de Longinelles sur les sorceleurs pour expliquer la cyclicité historique des chasseurs de monstres, son usage s’est généralisé chez les intellectuels de tout bord pour qualifier notre période. Car il est devenu apparent pour nombre d’érudits que l’humanité connaisse aujourd’hui une ère de renouveau technologique, culturel et politique marquant une rupture nette avec le précédent « ge des ténèbres ».


Au Sud, le Nilfgaard, autrefois tout-puissant, traverse une grave crise successorale que le Directoire (1420 - 1436) n’a pas su empêcher. À la mort du dernier empereur de la lignée directe des Calveit, le Nilfgaard s’est divisé progressivement entre l’empire austral et l’empire septentrional. Les deux empereurs autoproclamés s’appuient sur une légitimité qu’ils prétendent chacun tirer de leur lignage ancestral. Ils ignorent cependant que leurs incessantes querelles n’ont de cesse que de morceler toujours un petit peu plus les fragiles pieds d’argile du colosse nilfgaardien. Du grand empire rayonnant jusqu’à la Iaruga, il ne reste aujourd’hui plus qu’un territoire fragmenté et divisé entre des partis antagonistes qui s’en disputent la suprématie. Dans cette période trouble, les nostalgiques de la grandeur impériale attendent la venue de l’être providentiel capable de s’affranchir de ces considérations territoriales et culturelles pour rassembler, de nouveau, le plus vaste des empires jamais créé.


Depuis la fin de la Guerre de Cintra (1450-1460) qui a opposé le royaume renaissant de Témérie au Saint-empire de Rédanie, les royaumes du Nord cherchent à trouver leur équilibre politique dans un climat de contestation grandissant contre l’hégémonie rédanienne. Humiliée après plusieurs siècles d'ingérences étrangères, la Témérie de l’après-Quatrième Guerre voit en la personne de Philipp Tillmard le commandant qui lui permettra de redevenir seule maîtresse de son destin. Son règne personnel - qui s’impose à la suite de l'exécution du roi Notker de Wett et la dissolution du parlement de Wyzima en avril 1422 - est caractérisé par son ambition à redorer le blason témérien à travers la reconquête de ses droits et de ses territoires perdus au fil des siècles. Si la Témérie s’est à l’époque empalée sur la suprématie militaire de son voisin rédanien, la Guerre de Cintra a provoqué une révolution politique dans le royaume au lys qui, après la défaite, s’est retourné contre son Gueux-tyran, Philipp Tillmard. Sa mort en 1462 amorce la Glorieuse Révolution qui se conclut l’année suivante par la signature de la Grande Charte, garantissant à la Témérie ce statut de monarchie décentralisée, oligarchique et parlementaire dans laquelle les puissants aristocrates élisent leur roi parmi les membres des familles les plus influentes du royaume.


La transition nordienne ne trouve cependant son réel acte fondateur qu’avec la Grande Guerre du Nord (1467 - 1482), conflit majeur ayant opposé l’ensemble des puissances du Nord et que l’on dit s’être propagé jusqu’en Nilfgaard et sur le Nouveau Monde. Si de nombreuses oppositions se trouvaient cristallisées dans les luttes entre les belligérants quant à la question des mages, c’est en réalité les modalités d’un nouvel ordre universel qui se sont jouées alors. Les deux principales puissances du Nord que sont le Saint-empire de Rédanie et son placide cousin du royaume de Kovir n’ont pas tant cherché à régler leurs différends idéologiques qu’à s’assurer de leur suprématie sur les autres royaumes du Nord. Cela étant, de nombreuses forces nouvelles ont profité de cette guerre pour asseoir leur position d'alternative crédible à ces deux géants dont le rayonnement ne semblait alors pouvoir être contesté par aucune autre force.


Les royaumes non-humains d’Aen Cairne et de Mahakam ont su tirer leur épingle du jeu pour s’imposer en force sur l’échiquier politique du Continent. L’alliance formée entre les deux nations non-humaines permit à la reine Francesca Findabair et à l’ancien Vilmos Breckenrigg de Mahakam de forcer les autres monarques à reconnaître leur puissance commune. Si la Témérie et la Rédanie virent tout de suite d’un mauvais oeil cette alliance et la menace qu’elle faisait planer sur l’hégémonie des hommes, Témériens et Rédaniens profitèrent de la déclaration de guerre du roi d’Aedirn face aux refus de la reine des elfes à restituer les territoires qu’elle occupait illégalement depuis la Guerre du Nord pour tenter de résoudre définitivement la question non-humaine. Malgré l’évidente supériorité de l’alliance rédano-témérienne, la défense des montagnes de Mahakam par les nains empêcha purement et simplement les armées de l’ouest de venir au secours des forces aedirniennes. La Seconde Crise financière provoquée par ce conflit mit un terme à cette guerre sans qu’il n’y ait eu de réelle bataille pour départager les armées sur le terrain. Malgré cet apparent status quo, nul ne pouvait plus contester la renaissance des royaumes non-humains sur le Continent en vertu de ce que l’on nomma alors « l’Alliance du Mont et du Val ». Alliance qui permit à Francesca Findabair de légitimer son autorité sur une grande partie de l’Aedirn occupé ainsi que de nombreuses tractations commerciales entre Mahakam et Aen Cairne. De plus, la crise financière engendrée par les dépenses excessives des royaumes humains pour tenter de franchir les cols de Mahakam et la dévalorisation des devises témériennes et rédaniennes permirent aux entrepreneurs non-humains installés dans les grandes villes de ces royaumes de revoir leurs conditions de taxation en échange de leur aide pour renflouer les caisses de leurs hôtes.

Si les conséquences géopolitiques de ce conflit semblent favorables aux races non-humaines, ces dernières sont néanmoins victimes de la recrudescence de crimes xénophobes et revanchards à leur égard. Devant le retour de ce climat hostile à leur encontre, nombre d’elfes et de nains ont dû choisir entre l’exil et la mort.


Aussi, le Kovir, autrefois considéré comme un royaume mineur en marge des grandes puissances du Nord, s’est progressivement imposé comme l’un des principaux acteurs du continent, tant par son expansion territoriale que par l’évolution de ses institutions. Devenu aujourd’hui la première puissance magique du Nord et le principal contre-pouvoir au Saint-empire rédanien, le Kovir est le seul royaume humain à asseoir un magicien sur son trône et à disposer d’un parlement pouvant exercer une réelle contrainte sur le pouvoir royal. S’affranchissant progressivement de sa neutralité historique, ce royaume septentrional s’est régulièrement distingué lors des conflits qui ont touché les royaumes du Nord depuis l’avènement de son premier Grand-pensionnaire, Stefan Jafaharro. De part sa constitution libérale, sa riche armada marchande que l’on retrouve jusque sur les côtes du Nouveau-Monde et ses mages omnipotents, le Kovir renvoie l’image fantasmée d’une terre d’opportunités dont la fortune ne fait que sourire aux audacieux. Néanmoins, la Guerre du Nord a révélé de nombreuses dissensions philosophiques chez les mages et politiques au sein de son parlement. Le Schisme du pensionnaire Millet et la Seconde Guerre Civile de 1490 furent tous deux résolus au prix de mutations importantes au sein des organes magiques et politiques du pays. Or, le Kovir s'enorgueillit toujours d’incarner l’un des états les plus riches et les plus modernes du continent...